Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tabela normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; font-family:"Cambria","serif"; mso-ascii-font-family:Cambria; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-hansi-font-family:Cambria; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-ansi-language:EN-US; mso-fareast-language:EN-US;}

La Vision 2025 est sans réelle valeur si elle ne transforme pas le quotidien des citoyens bissau-guinéens. Comment ? Ce chapitre le montre à travers les politiques sociales qui seront mises en place, en matière d’éducation, de santé, d’emploi, de jeunesse, de sport, de culture et de protection sociale.

 


Normal 0 21 false false false PT X-NONE X-NONE /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tabela normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin-top:0cm; mso-para-margin-right:0cm; mso-para-margin-bottom:10.0pt; mso-para-margin-left:0cm; line-height:115%; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Calibri","sans-serif"; mso-ascii-font-family:Calibri; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-hansi-font-family:Calibri; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-fareast-language:EN-US;}


Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tabela normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; font-family:"Cambria","serif"; mso-ascii-font-family:Cambria; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-hansi-font-family:Cambria; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-ansi-language:EN-US; mso-fareast-language:EN-US;} Bâtir un système éducatif de qualité orienté vers l’emploi

 

Sur la dernière décennie, des progrès importants dans l’éducation freinés par une faiblesse des capacités institutionnelles, financières et humaines.

La faiblesse des capacités institutionnelles, financières et humaines représente un frein important à l’amélioration du système éducatif de la Guinée-Bissau. Entre 2000 et 2010, des progrès importants ont été notés en matière d’éducation, notamment une forte progression des effectifs à tous les niveaux d’enseignement (préscolaire, primaire, secondaire et supérieur). Le taux d’alphabétisation des jeunes (15-24 ans) est passé de 59% en 2000 à 71% en 2010. Le taux net des inscriptions est passé, quant à lui, de 51% à 74% avec un taux d’achèvement du cycle primaire qui a doublé durant cette même période, de 29% à 67%, traduisant ainsi les efforts du gouvernement et de ses partenaires. Cependant, les performances globales présentent encore des marges de progrès importantes, d’une part pour l’accès universel à l’éducation primaire, et d’autre part pour la formation d’une main d’œuvre prête à l’emploi. L’éducation nationale souffre également d’un déficit de vision stratégique à long terme ainsi que d’un système de gestion, de pilotage et de remontée des statistiques éducatives. Le secteur ne bénéficie que de faibles financements et investissements. A 14%, la part de l’éducation dans le budget de l’Etat est insuffisante, inférieure au seuil de 20% requis pour atteindre l’éducation primaire universelle. En termes de dépenses courantes, l’éducation ne représente que 11% des décaissements (consacrés à 85% au paiement des salaires).

Par ailleurs, l’Etat rencontre beaucoup de difficultés pour le paiement des salaires des fonctionnaires en général, des enseignants en particulier, et sollicite souvent l’aide des partenaires pour le respect de ses engagements. Ainsi, l’éducation nationale souffre d’un défaut de financement critique et reste fortement dépendante des partenaires techniques et financiers pour l’investissement, les dépenses pédagogiques et les dépenses administratives des structures de formation. La faible proportion d’enseignants qualifiés dans le système éducatif (seuls 39% d’enseignants qualifiés dans les écoles primaires) et le nombre élevé d’élèves par enseignant (1 enseignant pour 52 élèves) sont des freins à une éducation de qualité. Le réseau d’écoles couvre insuffisamment le territoire avec des infrastructures vétustes et ne disposant pas d’équipements, d’ameublements et de manuels scolaires, notamment dans les zones rurales. Il en résulte une capacité d’accueil limitée alors que les besoins augmentent avec la croissance démographique. L’analyse du système éducatif, réalisée dans le cadre du document de stratégie de réduction de la pauvreté, a montré des insuffisances du système caractérisées par des taux élevés de redoublements et d'abandons. De même, les taux de déperdition restent élevés, notamment chez les filles. Le taux d’achèvement du cycle primaire est de 75% chez les garçons contre seulement 59% chez les filles.

Le manque d’infrastructures de formation professionnelle et technique, le manque d’implication du secteur privé dans l’enseignement supérieur et la formation professionnelle, l’inadéquation de la formation universitaire avec les besoins du marché de l’emploi et de l’économie, et le déficit de ressources humaines qualifiées, posent des problèmes d’accès à l’enseignement supérieur, de qualité de l’éducation, de qualité de la main d’œuvre et de capacités de gestion, notamment dans le secteur privé.

Offrir une formation de qualité à tous afin d’assurer un développement humain et social inclusif.

Assurer un développement économique et social inclusif nécessitera de fournir une formation générale ou professionnelle de qualité à la jeunesse et à la population active. La mise en œuvre de deux (02) programmes phares permettra d’atteindre cet objectif : (i) Réformes et renforcement institutionnel de l’Education et de l’Emploi et (ii) Mise en œuvre du schéma directeur.

 

Programme 30a: Réformes et renforcement institutionnel – Education.

Pour mener la réforme du secteur de l’Education, les Autorités devront se doter d’une capacité de suivi et de pilotage. La mise en place d’un système d’information permettra aux agents de l’Education Nationale et aux usagers de faire un reporting en continu et ainsi de renseigner des indicateurs de succès divers en temps réel pour créer une base de statistiques éducatives et fournir une meilleure visibilité aux instances de pilotage du secteur. Ainsi, il facilitera une communication efficace entre instances de pilotage et d’implémentation, permettant aux Autorités d’agir en connaissance de cause et de transmettre rapidement les directives appropriées à un niveau projet.

Les Autorités bissau-guinéennes se sont fixées pour objectifs d’atteindre l’éducation universelle, d’améliorer le taux de rétention dans le primaire et d’alphabétiser durablement les apprenants. Sur les aspects de qualité, il sera nécessaire de réviser et d’améliorer les curricula de formation à tous les niveaux et de mettre à disposition des élèves des manuels scolaires et matériels didactiques. Des programmes incitatifs tels que les cantines scolaires ou les filets sociaux conditionnés à la scolarité des enfants seront mis en place. Certains freins comme l’absence de structures administratives pour l’obtention de documents d’état civil ou l’insuffisant maintien des filles dans le système éducatif feront l’objet de politiques d’accompagnement spécifiques. L’amélioration de l’accès à une éducation secondaire de qualité et à un plus grand nombre passera par la promotion des filières scientifiques, un accès facilité aux manuels scolaires, notamment pour les élèves défavorisés, et l’introduction des nouvelles technologies de l’information et de communication dans les méthodes d’enseignement.

L’amélioration de l’accès à un enseignement supérieur de qualité est essentielle pour répondre aux besoins en cadres nationaux, ainsi qu’au besoin de promotion de la recherche scientifique. Cela nécessite la définition d’une politique de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, l’amélioration et la modernisation des ressources pédagogiques, la formation continue des enseignants, l’adoption des standards internationaux en matière d’enseignement universitaire et la diversification de l’offre de formation. Il est également fondamental de s’assurer d’une meilleure adéquation entre l’offre de formation et les besoins sur le marché de l’emploi.

La mise en place de filières de formation professionnelle et technique est nécessaire pour accompagner le développement des moteurs de croissance de la Guinée-Bissau à l’horizon 2025. La mise en œuvre du plan stratégique se traduira par la création de plus de 200 000 emplois dans l’agriculture et l’agro-industrie (noix de cajou, riz), la pêche, le tourisme et les mines. De nouveaux pôles économiques émergeront progressivement sur le territoire et nécessiteront la disponibilité locale d’une main-d’œuvre qualifiée. Pour garantir l’insertion des jeunes dans le marché de l’emploi, une orientation prioritaire du Gouvernement sera donc de développer la formation professionnelle en étroite collaboration avec le secteur privé.

L’amélioration de la qualité de l’éducation primaire, secondaire et technique, supérieure et de la formation professionnelle passe par le renforcement de la formation des enseignants. Cette action permettra notamment un alignement des programmes éducatifs sur les orientations stratégiques retenues dans le schéma directeur de l’éducation. Elle passera par une formalisation du parcours du formateur et un renforcement de la formation continue des enseignants et des professeurs en activité.

L’emploi représente une question centrale du développement humain et un critère important de la réussite du plan Guinée-Bissau 2025 avec plus de 200 000 emplois d’ici 2025. De même, le plan Education veillera à mieux orienter le système éducatif bissau-guinéen vers ces futurs besoins du marché du travail. Cependant, la rencontre harmonieuse de l’offre et de la demande d’emploi suppose la présence d’un Office National de l’Emploi performant, en tant qu’agence d’intermédia-tion chargée de faciliter l’insertion des demandeurs d’emplois dans le circuit économique. Dans ce cadre, il est chargé de faire la prospection auprès des entreprises, de collecter les offres d'emploi et d’assurer la mise en relation avec les demandeurs d’emplois. Il conseille ces entreprises pour la définition de leurs besoins en compétences et contribue à la mise en place de programmes d'adaptation professionnelle et de formation-insertion en liaison avec les établissements de formation. Il assure également l'accueil, l'information et l'orientation des demandeurs d’emplois.

L’Office National de l’Emploi représente un levier critique de la bataille pour l’emploi. Pour mener à bien sa mission, l’Office Nationale de l’emploi doit disposer d’un réseau de contact diversifié et de systèmes de gestion modernes. L’Office doit mettre en place une cartographie des demandeurs d’emploi, réalisée grâce à un recensement national utilisant les technologies mobiles. Cette identification lui permettra de constituer une base de données riche des demandeurs d’emplois, avec des informations sur le profil type de chaque demandeur. Cette base lui permettra d’optimiser la localisation et l’effectif de ses structures d’accueil sur le territoire. Ainsi, en plus de son site internet, l’Office pourra développer une stratégie multicanal pour appuyer un maximum de chercheurs d’emplois et leur apporter des services personnalisés, ceci avec des effectifs réduits, chaque demandeur ou employeurs utilisant le canal qui lui convient le mieux.

 

Figure 10: Architecture multi canal : cas de l’agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences (ANAPEC) au Maroc
(Source : Analyses Performances Group)

 

 

Normal 0 21 false false false PT X-NONE X-NONE /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tabela normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin-top:0cm; mso-para-margin-right:0cm; mso-para-margin-bottom:10.0pt; mso-para-margin-left:0cm; line-height:115%; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Calibri","sans-serif"; mso-ascii-font-family:Calibri; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-hansi-font-family:Calibri; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-fareast-language:EN-US;}

De même, l’Office Nationale de l’emploi doit disposer de conseillers compétents. L’Office doit jouer un rôle de conseiller et d’accompagnateur auprès des demandeurs d’emploi. Pour ce faire, il devra disposer d’une équipe compétente et au fait des questions d’emploi et d’employabilité, capables d’être à l’écoute et de les accompagner dans leur insertion. Il pourra concevoir des programmes spécifiques pour le renforcement des capacités des demandeurs d’emploi, mais également pour la mise en adéquation avec les besoins des employeurs. Il pourra également développer en partenariat avec les employeurs des programmes de pré-recrutement, où il s’agira de former un certain nombre de jeunes en prévision du lancement d’une activité nouvelle, et de ne retenir au terme de la formation que les meilleurs candidats. Ce type de programme pourra être financé partiellement par la mise en place d’un fonds spécial et complété par le financement de la structure privée adjudicataire. La bonne prise en charge de cette mission suppose également une relation de confiance avec les entreprises, ceci en organisant auprès d’elles des campagnes de communication pour se faire connaitre mais surtout en leur garantissant la mise à disposition de personnels compétents et qualifiés répondant à leurs besoins. Pour ce faire, l’Office disposera d’une base de données de CV dans laquelle elle pourra piocher en cas de demande d’une entreprise. L’Office pourra également accompagner les demandeurs d’emploi dans le domaine de l’entreprenariat, avec la mise en place de programmes spécifiques d’accompagnement d’apprentis entrepreneurs dans la conception de leur projet et dans la formation aux techniques de management et de gestion d’entreprise. Il est donc prévu, pour développer l’emploi et l’insertion des jeunes, la mise en place en Guinée-Bissau d’un Office National de l’Emploi outillé et performant.

Un projet initial permettra de réaliser l’étude de faisabilité et de définir la stratégie et les besoins précis de l’Office National de l’Emploi de la Guinée-Bissau. Il s’agira ensuite de mettre en place la structure, en veillant à respecter rigoureu-sement les exigences en matière de gouvernance, de compétences et de reddition des comptes, afin de permettre à l’Office d’avoir un impact réel sur l’emploi et sur l’insertion des jeunes Bissau-guinéens dans le marché du travail.

 

Programme 30b : Mise en œuvre du schéma directeur Education

Pour un accès généralisé à l’éducation, en suivant les besoins identifiés dans le schéma directeur, les infrastructures et les capacités d’accueil seront renforcées à tous les niveaux. L’amélioration de l’accès à une éducation secondaire de qualité et à un plus grand nombre passera par l’extension des capacités d’accueil, en particulier le programme JICA et la construction de 600 salles de classe. Dans le supérieur, les infrastructures seront renforcées par la construction et l’équipement d’universités, en premier lieu l’Université Amilcar Cabral. De même, de nouveaux centres de formations profession-nelles seront construits dans différentes filières, conformément au schéma directeur et en coordination avec le secteur privé.

 

Améliorer la santé


Améliorer la santé

Un système sanitaire précaire et en retard.

Le système sanitaire bissau-guinéen reste précaire et en retard par rapport à des pays au niveau de développement similaire. En 2014, selon l’OMS, le pays enregistre des indicateurs de santé parmi les plus dégradés de l’Afrique sub-saharienne: l’espérance de vie y est de 54 ans contre 58 au niveau de l’Afrique sub-saharienne, la mortalité des enfants de moins de 5 ans est de 129/1000 vs une moyenne de 95/1000, la mortalité maternelle se situe à 560/100 000 vs 500/100 000 pour la région et la prévalence du paludisme est de 28 000/100 000 contre un taux régional à 19 000/100 000. La malnutrition chronique atteint 26% des enfants de moins de 5 ans. Le VIH/SIDA reste encore un défi majeur pour le pays avec un taux de prévalence estimé à 2% pour le VIH2 et 4% pour le VIH1 en 2012. La tuberculose est la maladie la plus létale chez les jeunes et les adultes. Les mutilations génitales féminines sont encore largement pratiquées et affectent lourdement le bien-être des femmes et la santé reproductive (en 2010 45% des femmes entre 15 et 49 ans étaient excisées).

Le pays souffre de conditions sanitaires précaires. En effet son environnement naturel est propice à la transmission des maladies infectieuses et parasitaires ; de plus l’accès à l'eau potable et à l’assainissement est réduit pour la majorité de la population ; enfin, l’illettrisme favorise les attitudes et les pratiques nuisibles à la santé.

Certains domaines, comme la santé maternelle et infantile, sont toutefois en progrès. Les efforts du gouvernement et des partenaires ont permis d’améliorer l’accès aux soins de santé pour les femmes enceintes et la réduction de la mortalité infantile. Ainsi en 2010, la couverture vaccinale en DTCP3 était de 63%, celle des consultations prénatales de 70%. Le taux de prévalence contraceptive est passé de 10% en 2010 à 14% en 2013 (UNICEF). Ces résultats restent cependant insuffisants.

Le pays demeure éloigné des normes préconisées par l’OMS en termes d’infrastructures sanitaires et de personnel médical. La situation est encore plus précaire en milieu rural. Le problème de disponibilité d’un personnel médical qualifié est particulièrement aigu : le pays ne compte que 7 médecins pour 10 000 habitants avec de fortes disparités territoriales, et très loin de la norme de 23 médecins recommandée par l’OMS. De plus, la population manque de moyens financiers pour accéder aux soins de santé notamment pour les franges rurales les plus pauvres ne disposant souvent pas de centre de santé dans leur localité.

Le système de santé et son pilotage restent fragiles. Le système peine à faire face aux multiples défis avec une faible part du budget national allouée à la santé et l’absence d’un système de gestion et de pilotage efficace (système de collecte de données centralisées). L’utilisation optimale des ressources, l’offre de services médicaux diversifiés et de qualité sur tout le territoire, la coordination entre les différents partenaires et le suivi-évaluation des programmes demeurent de véritables défis pour le système de santé bissau-guinéen.

Améliorer l’état de santé de la population en renforçant le système national de santé.

Le plan de développement sanitaire devra demeurer centré sur le renforcement du système de santé, de son pilotage, et de ses moyens matériels et humains. La Guinée-Bissau en est à son deuxième plan de développement sanitaire, le PNDS II (2013-2017), dont l’objectif principal est d'améliorer l'état de santé de la population par le renforcement du système national de santé (services de soins, structures de gestion ainsi que de leurs connexions fonctionnelles). La stratégie 2015-2020 se veut une continuation du plan en cours et s’appuiera sur la mise en place d’un dispositif de pilotage efficace du système sanitaire au travers d’une évaluation et d’un plan d’amélioration des acquis. Au-delà de la gouvernance du système de santé, les actions de court terme viseront le développement d’infrastructures sanitaires de qualité, la mise à disposition des populations de médicaments de qualité et le déploiement des programmes spéciaux de santé. L’objectif de long terme est de renforcer les moyens, l’organisation et le fonctionnement du système national de santé, particulièrement le premier échelon de la pyramide sanitaire, d’accroître le nombre, les compétences, la motivation et la fidélisation du personnel de santé, d’améliorer la gouvernance à tous les niveaux grâce à une utilisation judicieuse des TIC, de mettre en place un système d’entretien et de maintenance des infrastructures et des équipements et d’implémenter une politique nationale de couverture sanitaire universelle pour accélérer l’atteinte des objectifs de santé.

 

Programme 31 : Réformes et renforcement institutionnel.

La gouvernance du secteur de la santé sera renforcée. Une politique efficace de santé repose d’abord sur un pilotage adéquat. Ainsi, un système d’information national de santé sera mis en place en s’appuyant sur les opportunités qu’offrent les TIC. L’équipement des centres de santé en outils numériques permettra de renforcer de façon significative l’efficacité des politiques sanitaires. Ce système permettra, au travers d’un monitoring en temps réel, de faciliter la formulation générale et l’évaluation de politiques et de programmes de santé. Il remontera les informations liées aux investissements, aux interventions effectuées, aux résultats obtenus et l’impact de ces programmes sur l’état de santé de la population. Il permettra de disposer d’informations complètes et précises sur les ressources disponibles dans le pays et leur répartition géographique (taux de fréquentation des centres de santé, disponibilité des ressources humaines, disponibilité des médicaments…) de façon à assurer une allocation optimale des ressources. Par ailleurs, le cadre réglementaire du secteur de la santé sera actualisé, pour intégrer les nouvelles évolutions et faire face à de nouveaux risques sanitaires (ex : Ébola). Par ailleurs, les normes et procédures sanitaires seront clairement définies pour garantir la qualité des soins.

 

Programme 32a : Mise en œuvre du schéma directeur Santé

La disponibilité d’infrastructures sanitaires bien équipées et fonctionnelles est indispensable au renforcement du système de santé de la Guinée-Bissau. Le PNDS prévoyait déjà de nombreux projets d’infrastructures nationales et régionales qui sont détaillés dans l’Encadré 02. Il s’agira de déterminer l’état d’avancement des réalisations prévues par ce plan pour déterminer les déficits à combler et les besoins futurs à satisfaire à travers une analyse en profondeur du nombre, de la répartition, de l’état et du niveau d’équipement des infrastructures existantes. A la suite de cette analyse, effectuée dans le schéma directeur Santé, un plan budgétisé de construction, d’équipement et de réhabilitation des infrastructures sera élaboré et mis en œuvre.

Principaux projets d’infrastructures sanitaires en Guinée-Bissau

Dans le cadre du schéma directeur, des études seront lancées pour la construction de différentes infrastructures sanitaires sur la base des besoins déjà identifiés par le PNDS II et des perspectives de développement du système sanitaire.

Projet 1 : Construire et réhabiliter les infrastructures sanitaires nationales

Projet 2 : Construire et réhabiliter les infrastructures sanitaires régionales

Programme 32b : Médicaments et commodités.

Le nouveau plan devra opérer un diagnostic précis de la politique nationale du médicament et revoir le système d’approvisionnement, de stockage, de distribution et de suivi de la consommation pour aboutir à une meilleure estimation et une qualification plus exacte des besoins en médicaments, matériel médical, vaccins et produits contraceptifs du pays. Cette estimation sera suivie de la budgétisation correcte qui sera partie intégrante du budget global du plan qui fera l’objet de discussions avec les partenaires techniques et financiers du pays.

 

Programme 33: Programmes spéciaux de santé.

Il est nécessaire de procéder à l’évaluation de la performance des nombreux programmes spéciaux prioritaires en cours. L’exercice vise à identifier les difficultés et lacunes éventuelles que ces programmes rencontrent pour proposer des mesures d’amélioration et/ou d’accélération de leur mise en œuvre. Les principaux programmes identifiés sont: (i) le Programme Elargi de Vaccination pour lequel il s’agira de poursuivre et de renforcer la mise en œuvre du plan pluriannuel 2013–2017 pour la Guinée-Bissau, (ii) le programme national de Lutte contre le VIH/SIDA par le renforcement des interventions prévues dans le cadre du programme d'Appui Conjoint des NU pour la réponse VIH en Guinée-Bissau, (iii) Programme de Lutte contre le Paludisme (supporté par le Fonds Mondial), (iv) le Programme de lutte contre la Tuberculose et (v) le Programme de Planification Familiale intégré aux interventions de santé de la reproduction.

 

Renforcer la protection sociale et réduire considérablement la pauvreté


 

 

Une population bissau-guinéenne vulnérable et parmi les plus pauvres du monde.

Les indicateurs de pauvreté monétaire et non-monétaire, de santé, et d’éducation de la Guinée-Bissau sont parmi les plus bas d’Afrique Sub-Saharienne. La situation de la majorité de la population bissau-guinéenne est très fragile. Les indicateurs de pauvreté monétaire et non-monétaire, de santé, et d’éducation de la Guinée-Bissau sont parmi les plus bas d’Afrique Sub-Saharienne comme le reflète l’IDH de 0,396 (177ème /187) en 2013. Cette situation fragile des foyers bissau-guinéens a été aggravée par l’instabilité politique, sociale, et économique que le pays a connu ces dernières années. Le niveau de pauvreté semble avoir augmenté durant la décennie 2000, passant de 15% en 2002 à 33% en 2010. L’espérance de vie est de 54 ans en 2012, et le taux de mortalité infantile resté élevé (78% en 2012). Ainsi, indépendamment du combat pour relever le niveau global de vie des populations, il apparaît urgent de mettre en place des filets de sécurité sociale pour les populations les plus vulnérables. Pour une population ayant été affectée par des années d’instabilité, la protection sociale apparaît comme un moyen de favoriser la paix et reconstituer le capital social. C’est pourquoi les nouvelles Autorités souhaitent la mise en place durant les cinq prochaines années d’un système de sécurité sociale centré en priorité sur les groupes les plus défavorisés, en particulier les femmes, les enfants et les réfugiés.

 

Programme 34a : Promotion de la stratégie nationale de développement social.

Une stratégie nationale de développement social, structurée autour du plan national de protection sociale et de la stratégie nationale d’autonomisation des populations les plus démunie, sera largement promue. La combinaison des deux approches, de protection sociale et d’autonomisation, permettra de mobiliser autour d’un projet de réduction de la pauvreté mêlant secours d’urgence et solutions durable pour les populations démunies. L’ambition du gouvernement bissau-guinéen est de mettre la bataille sociale et la lutte contre la pauvreté au cœur de l’agenda du revirement stratégique. Cette bataille sociale devra être une priorité partagée avec le secteur privé, notamment dans le cadre de ses programmes de Responsabilité Sociale d’Entreprise (RSE). Elle doit également sensibiliser les organi-sations non gouvernementales, les partenaires au développement, ainsi que tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre. Cette large mobilisation permettra de bâtir des synergies fortes à partir de l’engagement citoyen et des initiatives d’une multitude d’acteurs. Cette large promotion permettra de faire de la bataille contre la pauvreté un enjeu national durant la période 2015-2020.

 

Programme 34b : Amélioration et extension de la protection sociale.

La Guinée-Bissau envisage de mettre en œuvre un système de protection sociale (filets sociaux prévisibles) efficace qui réduira de façon drastique la pauvreté. La Guinée-Bissau souhaite s’inspirer des meilleures pratiques pour bâtir une stratégie nationale de protection sociale et d’autonomisation. Ainsi, des programmes conditionnels d’aide, du type « Bolsa Familia » au Brésil, Vision 2020 Umurenge au Rwanda, qui ont permis à ces gouvernements de réduire considérablement la pauvreté, seront mis en place. Ces programmes sont de plus en plus répandus et prouvent leur efficacité (réduction de la pauvreté de l’ordre de 12% au Rwanda). Des transferts directs d’argent vers les plus pauvres sont organisés, conditionnés à certaines obligations en matière de scolarisation ou de suivi sanitaire. Leur mise en place s’appuie sur l’usage des nouvelles technologies qui permet, tout en réduisant les tâches de l’administration et en responsabilisant les bénéficiaires, d’apporter un appui ciblé, rapide et efficace contre la pauvreté. Pour mettre en place le système de protection sociale le mieux adapté à son contexte, la Guinée-Bissau réalisera une étude avec ses partenaires en prenant en compte ces bonnes pratiques internationales et ses problématiques propres de vulnérabilité. Ce nouveau système aura aussi pour objectif l’autonomisation progressive des populations les plus vulnérables, à travers le développement d’activités génératrices de revenus et la protection de leur capital social. Parallèlement, le gouvernement poursuivra les projets d’assistance sociale en cours en direction des groupes vulnérables et le renforcement de la résilience des communautés, en particulier les femmes, les enfants, les réfugiés et dans le domaine hospitalier. L’élaboration de la stratégie nationale de protection sociale permettra d’apporter de plus en plus de cohérence et d’efficience à l’ensemble de ces projets et de proposer la formule adéquate pour la mise en œuvre d’une couverture maladie pour la population.

Une initiative ciblant les besoins spécifiques des populations de la base de la pyramide économique (BoP)* sera au cœur de la stratégie Guinée-Bissau 2025.

*BoP signifie « Base of the Pyramid », terme popularisé par C.K. Prahalad dans son ouvrage The Fortune at the Base of the Pyramid

Atteindre la prospérité partagée passera non seulement par le développement structurant des secteurs moteurs de croissance, mais également par une prise en charge spécifique des besoins des populations de la base de la pyramide économique. La Guinée-Bissau est un des pays les plus pauvres du monde. 33% de sa population est extrêmement pauvre, avec moins de 1$ par jour, et 70% de la population vit sous le seuil de pauvreté, avec moins de 2$/jour. Ces statistiques semblent s’être détériorées sur les 10 dernières années (taux de pauvreté estimé à 65% en 2002). Le Plan Guinée-Bissau 2025 prévoit d’engager durablement le pays sur le chemin de la prospérité partagée d’ici 2025. Ceci passera non seulement par le développement structurant des secteurs moteurs de croissance, mais également par une prise en charge spécifique des besoins des populations de la base de la pyramide économique. En effet, le mode de fonctionnement des populations pauvres et des marchés les servant est souvent radicalement distinct de celui actionné par les stratégies classiques de développement des secteurs de croissance. Les deux dernières décennies ont vu éclore une tendance mondiale qui consiste à adresser les problématiques de la pauvreté, non plus seulement par le biais de la philanthropie, des dons ou de l’assistance, mais en privilégiant le développement de modèles entrepreneuriaux économiquement viables et visant la résolution de problématiques spécifiques dans des domaines tels que l’éducation, l’accès à l’assainissement, l’eau, l’énergie, l’habitat etc. Par exemple, au Kenya 150 000 élèves bénéficient de formation d’excellence dans les écoles privées Bridge Academies pour des frais de scolarité de 5$ par élève et par mois. Codensa, la compagnie d’électricité de la ville de Bogota, a développé rentablement une division chargée de vendre services et biens aux abonnés de la Base de la Pyramide. Drishtee vend rentablement des services Web et distribue des biens de consommation dans l’Inde rurale. Gawad Kalinga a créé un million de logements sociaux aux Philippines à partir d’un modèle de social business. Au Mexique, CEMEX a développé une initiative de grande ampleur de construction de logement dans les bidonvilles de Mexico. L’initiative Bolsa Familia, au Brésil, a contribué à hisser 50 millions de gens de la pauvreté en 5 ans au moyen de transferts sociaux monétaires conditionnels.

 

Programme 34c : Autonomisation et Genre (Plan National Directeur d’appui aux populations démunies/BOP).

La mise en œuvre du schéma directeur d’autonomisation du BoP s’associera aux projets visant à libérer le potentiel économique des populations vulnérables, et notamment les femmes. Le plan d’autonomisation démarrera avec l’implémentation de projets de renforcement de l’environnement économique dans lequel évoluent les femmes, surtout en milieu rural. Des instruments essentiels et novateurs, tels que le matériel de petite irrigation ou de production d’énergie renouvelable, seront mis à disposition des femmes dans l’agriculture. Des projets en cours, au succès prouvé, continueront de répondre aux besoins les plus pressants des populations rurales. En assurant un renforcement de capacités pour le développement local et en mettant en place un fonds d’investissement dédié, le projet RCDD a permis la prise en charge d’urgences sociales au moyen de micro-projets conduits par les habitants des régions de Biombo et Cacheu. Forte de ces succès régionaux, la Guinée-Bissau peut envisager la mise en place d’un projet d’envergure nationale d’autonomisation des populations du BoP permettant de répondre aux problématiques socio-économiques les plus immédiates entravant le bien-être et la création de valeur généralisés.

L’objectif du plan directeur BoP est de renforcer les synergies et l’impact des projets visant à apporter aux populations du bas de la pyramide des solutions économiques et sociales spécifiques, économiquement viables, d’impact positif rapide, et déployables à grande échelle. Il s’agira de renforcer la réponse aux problématiques des populations BoP via des modèles qui puissent leur créer des opportunités économiques et leur assurer un bien-être humain de base. La démarche se structurera autour de trois défis majeurs à relever : i) identifier les leviers à fort impact pour tirer le maximum de personnes de la pauvreté en cohérence avec la stratégie nationale, ii) identifier les secteurs pour lesquels les solutions BoP s’adapteraient le mieux en Guinée-Bissau et enfin iii) promouvoir, adapter et accompagner la mise en œuvre.

Une approche spécifique BoP sera systématiquement intégrée dans chacun des piliers et fondements. Pour les secteurs moteurs de croissance, on renforcera l’inclusion des populations BoP. Par exemple, on s’interrogera sur comment maximiser le rôle économique des populations BoP dans la fourniture de biens et services à la filière hôtelière des Bijagós (pêche, agriculture, transport, hôtellerie, artisanat, énergie) ; comment maximiser les revenus du BoP par la pêche artisanale, l’aquaculture, ou les mines ; comment accélérer l’adoption par les petits agriculteurs de bonnes pratiques de culture du cajou et le co-développement de l’horticulture. De la même manière, pour les « fondements » répondant aux besoins primaires de bien-être, on cherchera à favoriser l’accès des populations BoP aux services de base (santé, éducation, bancarisation, eau et assainis-sement, utilities, habitat), ou leur adoption de pratiques de développement durable (éducation et formation professionnelle). Sur des problématiques nationales, telles que la paix civile, l’éducation, et l’emploi des jeunes, l’initiative BoP devrait permettre de coaliser les nombreux intervenants actuels (publics, ONG, secteur privé, société civile,) autour d’un objectif mobilisateur. Il s’agira de reconnaître que les acteurs intervenant sur une problématique coopèrent souvent de manière inefficace en dépit de moyens financiers investis souvent significatifs. La résolution de problématiques aussi complexes ne peut être véritablement efficace que via une action concertée et synergique (approche Collective Impact).

Le plan BoP aidera à faire de la Guinée-Bissau un pionnier, un des premiers pays à développer une stratégie nationale intégrée de solutions dédiées aux populations pauvres et aux femmes. L’enjeu est de taille : réussir à tirer la popu-lation bissau-guinéenne de la pauvreté dans les meilleurs délais et l’installer durablement dans la classe moyenne.

 

Promouvoir la renaissance culturelle, redynamiser le sport et relancer une politique en faveur de la jeunesse


 

Promouvoir la renaissance culturelle

La culture constitue un socle majeur de la vision Guinée-Bissau 2025. La résilience du peuple bissau-guinéen lui a permis de faire face aux multiples crises qui ont secoué son histoire. Elle restera un levier clé pour l’avenir. De même, le tourisme culturel constitue une composante clé de la vision du tourisme bissau-guinéen de demain. L’ambition de devenir un grand pays d’écotourisme suppose de bâtir une offre culturelle forte, s’appuyant sur la richesse et la diversité des cultures de la Guinée-Bissau, sur le riche potentiel culturel de sa diaspora (artistes, hommes de culture et sportifs de renommée) et sur un patrimoine culturel restauré et rénové. Un programme phare est donc prévu dans ce cadre : promouvoir la renaissance culturelle.

 

 

Programme 35a : Culture.

Ce programme vise à faire de la culture un levier clé de la reconstruction et de la transformation de la Guinée-Bissau. Dans ce cadre, la culture du pays, dans toute sa diversité, sera mise en lumière et promue. Ainsi, une semaine de la culture, rassemblant l’ensemble des peuples et groupes culturels de la Guinée-Bissau, sera organisée tous les ans, pour promouvoir les cultures locales et mieux appuyer la création culturelle. Par ailleurs, un vaste programme de rénovation du patrimoine culturel sera lancé, pour restaurer les joyaux historiques et architecturaux de la Guinée-Bissau (à l’instar de l’ancienne capitale Bolama qui apportera une composante culturelle forte et originale à l’offre touristique de l’archipel des Bolama-Bijagós). Pour cela, l’Etat Bissau guinéen mobilisera l’ensemble des talents du pays, y compris les nombreux artistes et hommes de culture de la diaspora bissau-guinéenne. De même, deux nouveaux lieux de culture seront construits : le Palais de la Culture et la Bibliothèque Nationale.

Redynamiser le sport et la politique pour la jeunesse. Le sport est un levier de développement : il est nécessaire au bien être individuel (loisir, santé), contribue à la visibilité internationale et à la diplomatie des nations, et émerge comme un véritable secteur d’économique. Dans le cadre de son nouveau projet de développement, la Guinée-Bissau souhaite utiliser pleinement ce levier, en particulier en appui à une politique plus ambitieuse et plus dynamique pour la jeunesse du pays. Ainsi, une action phare est prévue dans ce cadre : redynamiser le sport et la politique pour la jeunesse.

 

Programme 35b : Jeunesse et Sport.

Ce programme vise d’abord à encourager la pratique sportive et la rayonnement du sport bissau-guinéen à l’international. Dans ce cadre, les infrastructures de sport (terrains de jeux, stades) seront fortement renforcées dans toutes les localités. De même, l’appui aux principales disciplines sportives sera mieux canalisé et renforcé. De même, la politique pour la jeunesse sera redynamisée, à travers la multiplication de centres de la jeunesse, l’organisation annuelle d’une semaine nationale de la jeunesse, le développement de projets citoyens mobilisant les jeunes (liés à la préservation de l’environnement et de la biodiversité) et un appui accru sur les questions de santé reproductive. Dans ce cadre, une attention et un appui particuliers seront apportés à la jeunesse féminine.