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Sur la dernière décennie, des progrès importants dans l’éducation freinés par une faiblesse des capacités institutionnelles, financières et humaines.

La faiblesse des capacités institutionnelles, financières et humaines représente un frein important à l’amélioration du système éducatif de la Guinée-Bissau. Entre 2000 et 2010, des progrès importants ont été notés en matière d’éducation, notamment une forte progression des effectifs à tous les niveaux d’enseignement (préscolaire, primaire, secondaire et supérieur). Le taux d’alphabétisation des jeunes (15-24 ans) est passé de 59% en 2000 à 71% en 2010. Le taux net des inscriptions est passé, quant à lui, de 51% à 74% avec un taux d’achèvement du cycle primaire qui a doublé durant cette même période, de 29% à 67%, traduisant ainsi les efforts du gouvernement et de ses partenaires. Cependant, les performances globales présentent encore des marges de progrès importantes, d’une part pour l’accès universel à l’éducation primaire, et d’autre part pour la formation d’une main d’œuvre prête à l’emploi. L’éducation nationale souffre également d’un déficit de vision stratégique à long terme ainsi que d’un système de gestion, de pilotage et de remontée des statistiques éducatives. Le secteur ne bénéficie que de faibles financements et investissements. A 14%, la part de l’éducation dans le budget de l’Etat est insuffisante, inférieure au seuil de 20% requis pour atteindre l’éducation primaire universelle. En termes de dépenses courantes, l’éducation ne représente que 11% des décaissements (consacrés à 85% au paiement des salaires).

Par ailleurs, l’Etat rencontre beaucoup de difficultés pour le paiement des salaires des fonctionnaires en général, des enseignants en particulier, et sollicite souvent l’aide des partenaires pour le respect de ses engagements. Ainsi, l’éducation nationale souffre d’un défaut de financement critique et reste fortement dépendante des partenaires techniques et financiers pour l’investissement, les dépenses pédagogiques et les dépenses administratives des structures de formation. La faible proportion d’enseignants qualifiés dans le système éducatif (seuls 39% d’enseignants qualifiés dans les écoles primaires) et le nombre élevé d’élèves par enseignant (1 enseignant pour 52 élèves) sont des freins à une éducation de qualité. Le réseau d’écoles couvre insuffisamment le territoire avec des infrastructures vétustes et ne disposant pas d’équipements, d’ameublements et de manuels scolaires, notamment dans les zones rurales. Il en résulte une capacité d’accueil limitée alors que les besoins augmentent avec la croissance démographique. L’analyse du système éducatif, réalisée dans le cadre du document de stratégie de réduction de la pauvreté, a montré des insuffisances du système caractérisées par des taux élevés de redoublements et d'abandons. De même, les taux de déperdition restent élevés, notamment chez les filles. Le taux d’achèvement du cycle primaire est de 75% chez les garçons contre seulement 59% chez les filles.

Le manque d’infrastructures de formation professionnelle et technique, le manque d’implication du secteur privé dans l’enseignement supérieur et la formation professionnelle, l’inadéquation de la formation universitaire avec les besoins du marché de l’emploi et de l’économie, et le déficit de ressources humaines qualifiées, posent des problèmes d’accès à l’enseignement supérieur, de qualité de l’éducation, de qualité de la main d’œuvre et de capacités de gestion, notamment dans le secteur privé.

Offrir une formation de qualité à tous afin d’assurer un développement humain et social inclusif.

Assurer un développement économique et social inclusif nécessitera de fournir une formation générale ou professionnelle de qualité à la jeunesse et à la population active. La mise en œuvre de deux (02) programmes phares permettra d’atteindre cet objectif : (i) Réformes et renforcement institutionnel de l’Education et de l’Emploi et (ii) Mise en œuvre du schéma directeur.

 

Programme 30a: Réformes et renforcement institutionnel – Education.

Pour mener la réforme du secteur de l’Education, les Autorités devront se doter d’une capacité de suivi et de pilotage. La mise en place d’un système d’information permettra aux agents de l’Education Nationale et aux usagers de faire un reporting en continu et ainsi de renseigner des indicateurs de succès divers en temps réel pour créer une base de statistiques éducatives et fournir une meilleure visibilité aux instances de pilotage du secteur. Ainsi, il facilitera une communication efficace entre instances de pilotage et d’implémentation, permettant aux Autorités d’agir en connaissance de cause et de transmettre rapidement les directives appropriées à un niveau projet.

Les Autorités bissau-guinéennes se sont fixées pour objectifs d’atteindre l’éducation universelle, d’améliorer le taux de rétention dans le primaire et d’alphabétiser durablement les apprenants. Sur les aspects de qualité, il sera nécessaire de réviser et d’améliorer les curricula de formation à tous les niveaux et de mettre à disposition des élèves des manuels scolaires et matériels didactiques. Des programmes incitatifs tels que les cantines scolaires ou les filets sociaux conditionnés à la scolarité des enfants seront mis en place. Certains freins comme l’absence de structures administratives pour l’obtention de documents d’état civil ou l’insuffisant maintien des filles dans le système éducatif feront l’objet de politiques d’accompagnement spécifiques. L’amélioration de l’accès à une éducation secondaire de qualité et à un plus grand nombre passera par la promotion des filières scientifiques, un accès facilité aux manuels scolaires, notamment pour les élèves défavorisés, et l’introduction des nouvelles technologies de l’information et de communication dans les méthodes d’enseignement.

L’amélioration de l’accès à un enseignement supérieur de qualité est essentielle pour répondre aux besoins en cadres nationaux, ainsi qu’au besoin de promotion de la recherche scientifique. Cela nécessite la définition d’une politique de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, l’amélioration et la modernisation des ressources pédagogiques, la formation continue des enseignants, l’adoption des standards internationaux en matière d’enseignement universitaire et la diversification de l’offre de formation. Il est également fondamental de s’assurer d’une meilleure adéquation entre l’offre de formation et les besoins sur le marché de l’emploi.

La mise en place de filières de formation professionnelle et technique est nécessaire pour accompagner le développement des moteurs de croissance de la Guinée-Bissau à l’horizon 2025. La mise en œuvre du plan stratégique se traduira par la création de plus de 200 000 emplois dans l’agriculture et l’agro-industrie (noix de cajou, riz), la pêche, le tourisme et les mines. De nouveaux pôles économiques émergeront progressivement sur le territoire et nécessiteront la disponibilité locale d’une main-d’œuvre qualifiée. Pour garantir l’insertion des jeunes dans le marché de l’emploi, une orientation prioritaire du Gouvernement sera donc de développer la formation professionnelle en étroite collaboration avec le secteur privé.

L’amélioration de la qualité de l’éducation primaire, secondaire et technique, supérieure et de la formation professionnelle passe par le renforcement de la formation des enseignants. Cette action permettra notamment un alignement des programmes éducatifs sur les orientations stratégiques retenues dans le schéma directeur de l’éducation. Elle passera par une formalisation du parcours du formateur et un renforcement de la formation continue des enseignants et des professeurs en activité.

L’emploi représente une question centrale du développement humain et un critère important de la réussite du plan Guinée-Bissau 2025 avec plus de 200 000 emplois d’ici 2025. De même, le plan Education veillera à mieux orienter le système éducatif bissau-guinéen vers ces futurs besoins du marché du travail. Cependant, la rencontre harmonieuse de l’offre et de la demande d’emploi suppose la présence d’un Office National de l’Emploi performant, en tant qu’agence d’intermédia-tion chargée de faciliter l’insertion des demandeurs d’emplois dans le circuit économique. Dans ce cadre, il est chargé de faire la prospection auprès des entreprises, de collecter les offres d'emploi et d’assurer la mise en relation avec les demandeurs d’emplois. Il conseille ces entreprises pour la définition de leurs besoins en compétences et contribue à la mise en place de programmes d'adaptation professionnelle et de formation-insertion en liaison avec les établissements de formation. Il assure également l'accueil, l'information et l'orientation des demandeurs d’emplois.

L’Office National de l’Emploi représente un levier critique de la bataille pour l’emploi. Pour mener à bien sa mission, l’Office Nationale de l’emploi doit disposer d’un réseau de contact diversifié et de systèmes de gestion modernes. L’Office doit mettre en place une cartographie des demandeurs d’emploi, réalisée grâce à un recensement national utilisant les technologies mobiles. Cette identification lui permettra de constituer une base de données riche des demandeurs d’emplois, avec des informations sur le profil type de chaque demandeur. Cette base lui permettra d’optimiser la localisation et l’effectif de ses structures d’accueil sur le territoire. Ainsi, en plus de son site internet, l’Office pourra développer une stratégie multicanal pour appuyer un maximum de chercheurs d’emplois et leur apporter des services personnalisés, ceci avec des effectifs réduits, chaque demandeur ou employeurs utilisant le canal qui lui convient le mieux.

 

Figure 10: Architecture multi canal : cas de l’agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences (ANAPEC) au Maroc
(Source : Analyses Performances Group)

 

 

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De même, l’Office Nationale de l’emploi doit disposer de conseillers compétents. L’Office doit jouer un rôle de conseiller et d’accompagnateur auprès des demandeurs d’emploi. Pour ce faire, il devra disposer d’une équipe compétente et au fait des questions d’emploi et d’employabilité, capables d’être à l’écoute et de les accompagner dans leur insertion. Il pourra concevoir des programmes spécifiques pour le renforcement des capacités des demandeurs d’emploi, mais également pour la mise en adéquation avec les besoins des employeurs. Il pourra également développer en partenariat avec les employeurs des programmes de pré-recrutement, où il s’agira de former un certain nombre de jeunes en prévision du lancement d’une activité nouvelle, et de ne retenir au terme de la formation que les meilleurs candidats. Ce type de programme pourra être financé partiellement par la mise en place d’un fonds spécial et complété par le financement de la structure privée adjudicataire. La bonne prise en charge de cette mission suppose également une relation de confiance avec les entreprises, ceci en organisant auprès d’elles des campagnes de communication pour se faire connaitre mais surtout en leur garantissant la mise à disposition de personnels compétents et qualifiés répondant à leurs besoins. Pour ce faire, l’Office disposera d’une base de données de CV dans laquelle elle pourra piocher en cas de demande d’une entreprise. L’Office pourra également accompagner les demandeurs d’emploi dans le domaine de l’entreprenariat, avec la mise en place de programmes spécifiques d’accompagnement d’apprentis entrepreneurs dans la conception de leur projet et dans la formation aux techniques de management et de gestion d’entreprise. Il est donc prévu, pour développer l’emploi et l’insertion des jeunes, la mise en place en Guinée-Bissau d’un Office National de l’Emploi outillé et performant.

Un projet initial permettra de réaliser l’étude de faisabilité et de définir la stratégie et les besoins précis de l’Office National de l’Emploi de la Guinée-Bissau. Il s’agira ensuite de mettre en place la structure, en veillant à respecter rigoureu-sement les exigences en matière de gouvernance, de compétences et de reddition des comptes, afin de permettre à l’Office d’avoir un impact réel sur l’emploi et sur l’insertion des jeunes Bissau-guinéens dans le marché du travail.

 

Programme 30b : Mise en œuvre du schéma directeur Education

Pour un accès généralisé à l’éducation, en suivant les besoins identifiés dans le schéma directeur, les infrastructures et les capacités d’accueil seront renforcées à tous les niveaux. L’amélioration de l’accès à une éducation secondaire de qualité et à un plus grand nombre passera par l’extension des capacités d’accueil, en particulier le programme JICA et la construction de 600 salles de classe. Dans le supérieur, les infrastructures seront renforcées par la construction et l’équipement d’universités, en premier lieu l’Université Amilcar Cabral. De même, de nouveaux centres de formations profession-nelles seront construits dans différentes filières, conformément au schéma directeur et en coordination avec le secteur privé.

 

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