Faire des Bijagós, et à terme de la Guinée-Bissau, une destination d’écotourisme de premier rang

Le tourisme est l'une des premières industries au monde.

Au cours des soixante dernières années, le tourisme a connu une phase d’expansion et de diversification continue pour devenir l’un des secteurs économiques les plus importants au monde. En 2013, il a contribué à 9% de la richesse créée dans le monde selon le World Travel and Tourism Council (WTTC), représentait 6% du total des exportations mondiales, soit la quatrième catégorie d’exportation avec 1400 milliards d'euros et employait plus de 260 millions de personnes. Le tourisme est également l’un des secteurs économiques les plus dynamiques avec une croissance moyenne de 3% par année. Le nombre d’arrivées de touristes internationaux a affiché une hausse ininterrompue, pour atteindre 1,035 milliards en 2013. Cette progression s’étend aux économies émergentes qui accueilleront plus de la moitié des arrivées de touristes internationaux en 2030.

 


Figure 19 : Evolution de la répartition des touristes internationaux par région entre 1990 et 2012
Source : Organisation Mondiale du Tourisme - 2013 

 

Le tourisme est faiblement développé en Guinée Bissau malgré un potentiel exceptionnel.

La Guinée-Bissau dispose d’une nature et d’une biodiversité exceptionnelles et préservées. Elle accueille la deuxième zone de mangrove en Afrique de l’ouest, ainsi que la deuxième plus importante zone pour la conservation des oiseaux. Elle est riche en paysages forestiers et de savanes et de fortes identités ethniques et culturelles y cohabitent. 13% (à terme 26%) de son territoire sont (seront) des aires protégées, et constituent, qu’il s’agisse de l’archipel des Bolama-Bijagós ou des nombreux parcs naturels sur le continent, des sites extrêmement favorables pour le développement de l’écotourisme, du tourisme balnéaire, de la pêche sportive ou du tourisme culturel. Pourtant, plusieurs facteurs bloquants entravent le développement du tourisme en Guinée-Bissau. La destination Guinée-Bissau est quasiment inexistante des grands pays émetteurs de touristes. Les arrivées touristiques estimées, qui ne représentent que 0,4% de celles de la zone UEMOA, sont très faibles comparées à d'autres pays insulaires. Ce faible développement du tourisme s’explique par plusieurs insuffisances. Premièrement, l’image négative de la destination et le sentiment d’insécurité représentent deux facteurs bloquants majeurs au niveau des marchés émetteurs. La Guinée-Bissau se caractérise aussi par des infrastructures d’accueil et de transport insuffisantes, par une absence de promotion et par un déficit chronique d’infrastructures de base (notamment d’électricité) qui rendent la destination coûteuse.


Figure 20 : Arrivées touristiques (en milliers) et poids du tourisme dans l'économie de pays insulaires
Source : Gouvernement Guinée-Bissau et Analyses Performances Group

 


Figure 21 : Principaux pays émetteurs de touristes pour la Guinée Bissau en 2008
Source : Gouvernement Guinée-Bissau et Analyses Performances Group

 


Figure 22 : Principaux éléments de mise en place d’une offre touristique
Source : Analyses Performances Group

 

 

L’archipel des Bijagós apparaît en revanche comme une destination très attractive.

L’image internationale de sanctuaire de biodiversité dont bénéficie l’archipel constitue un atout majeur qui a favorisé le développement d’une offre touristique. L’archipel des Bolama-Bijagós est le berceau d’une faune halieutique abondante et diverse. Ces îles sont reconnues UNESCO MAB (Man & Biosphere) et plusieurs des îles (ainsi que des sites terrestres) sont classées RAMSAR (zones humides d'importance internationale). Cette riche biodiversité permet aux Bijagós de se positionner parmi les grandes destinations de tourisme durable, de balnéaire-nature, ou de pêche sportive. Ce dernier segment (la pêche sportive) constitue une niche très lucrative du tourisme mondial, et contribue très fortement à l’économie d’un pays comme le Costa-Rica, reconnu comme la principale destination de pêche sportive dans le monde. La Guinée-Bissau, avec un potentiel naturel jugé supérieur à celui du Costa-Rica, peut également prétendre à un positionnement de rang mondial dans ce segment.

En pariant sur ce potentiel, quelques acteurs privés dynamiques ont investi dans des réceptifs d’hébergement dans les Bijagós, essentiellement autour de l’activité de pêche sportive. Aujourd’hui, on dénombre dans les Bijagós une dizaine d'hôtels et 107 chambres (tableau 2).

 

 


Tableau 2 : Capacités d’hébergement actuelles en Guinée-Bissau
Source : Gouvernement Guinée-Bissau et analyses Performances Group

 

Une stratégie en deux phases : les îles Bijagos d’ici 2020 et le développement au niveau national après 2020.

L’ambition de la Guinée-Bissau, au regard de son potentiel, est de devenir une destination mondiale-ment reconnue d’écotourisme et d’accueillir 300.000 touristes en 2025. En 2025, la destination Guinée-Bissau disposera d’un secteur hôtelier dynamique comprenant plus de 6000 chambres et 250 établissements d’hébergement, et créant 20 000 emplois. Pour cela, 50 milliards de francs CFA d’investissements seront néces-saires d’ici 2020 et 190 milliards d’ici 2025, soit près de 40% du stock des investissements directs étrangers de l’année 2012.

 


Figure 23 : Objectifs globaux visés à l’horizon 2025
Source : Analyses Performances Group 

Cependant, atteindre cette ambition nécessite des efforts continus et suppose la mobilisation de moyens importants sur plusieurs années. Cela est particulièrement vrai pour un pays où toutes les bases d’un tourisme compétitif doivent être bâties et qui de surcroît, est handicapé par un déficit d’image et de sécurité. De ce fait, une stratégie en deux phases sera mise en place : (1) d’abord, se focaliser sur les Bijagós et en faire dès 2020 un pôle touristique majeur, dédié à l’écotourisme durable et à la pêche sportive haut de gamme, (2) ensuite, capitaliser sur cette première expérience et ces premiers résultats pour développer le tourisme à l’échelon national. L’image positive des Bijagós et les compétences développées durant la première phase contribueront particulièrement à la réussite de la deuxième phase. Ainsi, l’archipel des Bolama-Bijagós accueillera 25 000 des 55 000 touristes attendus en 2020. Pour y arriver, trois programmes seront mises en œuvre durant la période 2015-2020 : (1) le lancement d’un programme global et ambitieux de développement du tourisme dans les îles Bijagós, (2) le renforcement institutionnel du secteur du tourisme bissau-guinéen, (3) l’aménagement de sites touristiques sur le continent.

 

Programme 50a : Programme intégré Tourisme Bijagós.

Le Programme intégré Tourisme Bijagós va permettre un développement accéléré et durable du tourisme dans l’archipel. La gestion durable des écosystèmes de l’archipel, en particulier de ses aires protégées, premier garant d’une offre écotouristique de rang mondial, restera une priorité absolue, sous la responsabilité de l’IBAP et de la Fondation BioGuinée. Ainsi, un numerus clausus (25 000 touristes en 2020, et 40 000 en 2025) minimisera la pression sur les écosystèmes terrestres et marins et favorisera le maintien d’un positionnement haut de gamme. Pour renforcer sa visibilité internationale et développer son offre, l’archipel des Bolama-Bijagós sera érigé en Zone Touristique Spéciale, disposant d’une Administration déléguée dédiée à sa gestion, sa mise en valeur touristique et sa promotion. Ce statut de Zone Touristique Spéciale (ZTS) permettra de mettre en place un environnement des affaires spécifique et attractif, et d’y rassembler, sous la forme d’un Guichet Unique, l’ensemble des administrations nécessaires au développement du tourisme (création d’entreprise, délivrance des licences et autorisations, validation des études d’impact environnemental et social, etc.). Une autorité administrative déléguée sera créée pour diriger la Zone.

Par ailleurs, l’archipel fera l’objet d’un programme intégré de développement de ses infrastructures, programme d’urgence qui doit lui permettre d’ici 2017 d’offrir aux investisseurs hôteliers et aux touristes les services de santé, de sécurité, de transport, d’énergie ou de télécommunications dont ils auront besoin. Dans ce cadre, l’aéroport de Bubaque sera modernisé et mis aux normes et pourra recevoir directement des vols régionaux, avec des vols réguliers de Bissau, Praia, Dakar, Cap-Skirring et Banjul, qui faciliteront l’accès au site pour la clientèle internationale. De même, un transport intra et inter-îles sera développé en partenariat avec les sites hôteliers. L’accès à une offre d’électricité de qualité nécessitera des investissements spécifiques avec la mise en place de systèmes hybrides décentralisés sur chaque île. Ces systèmes pourraient combiner des installations individuelles privées et publiques (groupes électrogènes) et des systèmes solaires, éoliens ou thermiques à base de biomasse-énergie. Ces systèmes pourront également être mis à profit pour appuyer le développement des infrastructures de télécommunications. L’accès à la santé sera également renforcé, avec la mise en place de plateaux médicaux de qualité, permettant de prendre en charge des soins d’urgence. Un centre de formation professionnelle aux métiers du tourisme y sera créé et permettra de fournir une main-d’œuvre qualifiée aux hôtels, restaurants et autres services touristiques qui s’implanteront dans les Bijagós. Ce centre favorisera également l’insertion professionnelle des populations locales dans le secteur. Par ailleurs, Bolama, ancienne capitale de la Guinée portugaise, et candidate à l’inscription au Patrimoine UNESCO de l’humanité, fera l’objet d’une redynamisation économique (tourisme, pêche artisanale, cajou) et d’un véritable renouveau urbain, architectural et culturel.

Ainsi, les îles Bolama-Bijagós seront dotées d’une cinquantaine de sites hôteliers en 2020 et 75 en 2025. Pour préserver les écosystèmes et le positionnement haut de gamme, il s’agira principalement de lodges de petite taille, avec un maximum de 15 bungalows par site, voire dans certaines petites îles un bungalow unique et l’offre exceptionnelle d’une île privative. D’autres sites sur le continent se positionneront sur la clientèle moyenne gamme, un site comme Varela étant mieux adapté pour accueillir une chaîne hôtelière du type “Club Med”. Au total, le tourisme dans les Bijagós représentera 70 milliards de francs CFA de revenus en 2025 et créera 5 000 emplois dans la région.

 

 


Figure 24 : Bijagós; les objectifs visés à l’horizon 2025
Source : Analyses Performances Group

 

Programme 50b: Réformes et renforcement institutionnel de secteur touristique

Bâtir les bases nécessaires au développement du tourisme implique le renforcement du cadre juridique, réglementaire et institutionnel du secteur. Au plan des réformes, le code du tourisme sera révisé et actualisé pour prendre en compte les nouvelles orientations de développement du secteur définies dans le cadre du Plan Sectoriel Tourisme. Le code intégrera notamment l’ensemble des facilités fiscales prévues pour impulser le développement du secteur (nouvelle Zone Touristique Spéciale), ainsi que les exigences de développement durable à respecter. Ces réformes nécessiteront d’élaborer ou d’actualiser les textes et normes spécifiques au secteur, qui couvriront notamment la classification hôtelière et les textes réglementaires liés à des activités de transport touristique, de restauration ou de commercialisation de produits à caractère touristique (souvenirs).

Le renforcement institutionnel permettra de mettre en place les composantes d’un management efficace de la destination Guinée-Bissau, avec notamment : (i) l'organisation et la gouvernance du secteur, (ii) le marketing et la promotion de la destination, (iii) les ressources humaines et la formation professionnelle. Le volet organisationnel et la gouvernance impliquent un renforcement des capacités de planification et de pilotage du secteur, notamment du ministère en charge du tourisme, ainsi qu’un dialogue avec les acteurs privés du secteur. L’amélioration de la gouvernance se traduira également par la mise en application des textes réglementaires et l’amélioration du suivi statistique du tourisme. Un marketing et une promotion structurés seront mis en œuvre, focalisés dans une première phase sur la marque “Bijagós” et portée par l’administration déléguée de la Zone Touristique Spéciale des Bijagós. L’administration déléguée sera érigée suivant un modèle de partenariat public-privé. Des acteurs privés, spécialisés dans l’écotourisme seront sélectionnés pour accompagner sa création et sa gestion, et pour promouvoir les Bijagós sur les marchés internationaux. L’expérience acquise dans ce cadre permettra d’articuler les meilleures modalités de promotion du tourisme dans la deuxième phase de mise en œuvre du plan stratégique. Le troisième volet de ce programme vise à former des ressources humaines qualifiées pour permettre un développement du tourisme à l’échelle nationale. Ainsi, en partenariat avec le secteur privé, deux autres centres de formation aux métiers du tourisme et de l’hôtellerie seront créés (à Bissau et Varela). Ces centres accueilleront des apprenants originaires de l’ensemble du pays.

 

Programme 51 : Aménagement des sites touristiques sur le continent.

Le développement du tourisme en Guinée-Bissau exige la mise en valeur touristique des parcs naturels et des divers sites touristiques. L’aménagement durable des sites touristiques sur la partie continentale permettra d’accueillir 300 000 touristes en Guinée-Bissau à l’horizon 2025. Des études seront réalisées afin d’identifier les sites les plus adaptés au développement du tourisme, en prenant en compte les enseignements du schéma directeur d’aménagement du territoire. Aujourd’hui, des sites tels que Varela ou le Parc National de Cantanhez ou celui de Pecixe apparaissent éligibles dans ce cadre, du fait de leur proximité avec des sites touristiques proches (Club Med en Casamance au Sénégal) ou de leurs potentialités naturelles se prêtant à une offre d’activités touristiques diverses. Les études permettront de préciser les projets d’infrastructures associés à ces sites (routes d’accès, infrastructures économiques de base), qui seront intégrés dans le plan national d’infrastructures de la Guinée-Bissau.

Valoriser le potentiel minier dans le strict respect des normes environnementales

Un capital minier important mais sous-valorisé.

La Guinée-Bissau dispose de trois ressources minières majeures qui restent sous-valorisées : 110 Mt de bauxite à Boe, 90 Mt de phosphates à Farim avec 40 ans de réserves estimées et 1 Mt de sables lourds. Ces minéraux connaissent de fortes demandes mondiales. La production de bauxite, principale source d’aluminium (utilisé dans l’aéronautique, la construction, l’automobile) dans le monde, augmente en moyenne de 4% par an depuis 2001 et est estimée en 2013 à 259 000 tonnes. La production de phosphates est maintenue par la consommation mondiale d’engrais et croît en moyenne de 2% par an.

Aujourd’hui, aucune mine majeure n’est en cours d’exploitation en Guinée-Bissau contrairement au Sénégal avec les mines de phosphates ou la Guinée Conakry, un des principaux producteurs de bauxite dans le monde. Une valorisation responsable des ressources minières de la Guinée-Bissau devrait avoir un impact important sur le développement économique et social du pays. En effet, selon une estimation de la Banque Mondiale, l’extraction de bauxite et de phosphates permettrait dans les meilleurs scénarios des augmentations de 26% du PIB, de 121% des revenus fiscaux, et de 102% des revenus d’exportation.

Le démarrage d’activités d’extrac-tion minière à grande échelle suppose cependant de nombreux préalables et une maîtrise des risques environnementaux. Au niveau institutionnel, le code des mines, dans un souci de compétitivité, prévoit une exonération de taxes sur 3 ans pour les investisseurs, ce qui entraine un impact direct retardé sur l’économie. De plus, le code ne prend pas en compte les impacts sociaux, économiques et environnementaux de l’exploitation de ces ressources. Pour acheminer la bauxite de Boe au port de Buba, le chemin de fer devrait passer par le parc naturel de Dulombi-Boe avec un impact sur le capital naturel unique du territoire. Il s’agira donc de valoriser pleinement le potentiel minier dans le strict respect des normes environnementales, de garantir la viabilité environnementale de tout projet minier et de s’assurer que les retombées économiques sont réinvesties dans le développement économique et humain du pays, en particulier des populations voisines des projets miniers.

 


Figure 25 : Principaux sites miniers identifiés en Guinée-Bissau à ce stade
Source: Analyses Performances Group

 

Sur la période 2015-2020, la Guinée-Bissau souhaite poser les jalons d’une exploitation minière plus rentable et à plus fort impact sur l’économie globale du pays, avec notamment en 2020 une mine de phosphate en exploitation et à l’horizon 2025 la création de 10 000 emplois dans le secteur. Trois programmes sont prévus dans ce cadre : (i) la mise en place d’un cadre institutionnel favorable au développement du secteur (ii) le développement des activités minières artisanales et des matériaux de construction et iii) la promotion des grandes mines.

 

Programme 52a : Réformes et renforcement institutionnel du secteur minier.

Une bonne valorisation du potentiel minier suppose en premier lieu une meilleure connaissance des réserves et le renforcement du cadre institutionnel et juridique. Dans ce cadre, un inventaire minier et une cartographie géologique de la Guinée-Bissau seront réalisés, en s’appuyant sur des technologies aéromagnétiques. Par ailleurs, l’élaboration d’un cadastre minier permettra de disposer d’un inventaire détaillé des surfaces affectées aux activités minières, de sécuriser les investisseurs et pour l’Etat de mieux superviser l’utilisation des ressources. Au niveau réglementaire, la Guinée-Bissau dispose, avec le code minier de 2010, d’un cadre juridique favorable aux investisseurs. Cependant, un groupe de travail sur le pétrole et les industries extractives veillera à assurer une meilleure prise en compte des contraintes de maîtrise des impacts environnementaux, de gestion durable des ressources et de préservation de la biodiversité. De même, les engagements sociaux des promoteurs miniers devront être renforcés pour assurer un meilleur équilibre dans la répartition des revenus miniers, une participation des communautés locales dans les activités économiques induites et une plus grande stabilité sociale, gage d’une exploitation durable. Par ailleurs, au niveau institutionnel, la Guinée-Bissau complétera son processus d’adhésion à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE).

 

Programme 52b : Promotion des activités minières artisanales et des matériaux de construction.

La Guinée-Bissau aura besoin de matériaux de construction de base pour la réalisation des grands chantiers et la satisfaction des besoins d’urbanisation (infrastructures, logements, etc.). Pour cela, l’Etat prévoit d’accompagner la structuration de la filière de la construction, favoriser la mise à disposition dans le marché de matériaux locaux de qualité à des coûts compétitifs et stimuler l’entreprenariat local. Il s’agira, dans ce cadre, d’assurer un accès des producteurs locaux aux ressources des carrières et de favoriser le développement d’une exploitation respectant les contraintes environnementales. Un cadre minier plus adapté, une meilleure connaissance des ressources et la mise en place du cadastre minier permettront également de mieux encadrer le développement des petites mines et les activités d’orpaillage.

 

Programme 53 : Promotion des grandes mines.

Le développement d’une industrie minière à grande échelle sera possible une fois renforcées les capacités de la Guinée-Bissau en matière de préparation, de négociation et de mise en œuvre de contrats de concession. Pour l’exploitation effective des ressources, le développement des mines de phosphates à Farim, moins contraignant et termes d’infrastructures et d’impacts environnementaux, sera privilégié. L’exploitation de la bauxite à Boe nécessitera des études plus approfondies avec le partenaire choisi pour notamment mieux intégrer les contraintes environnementales. Pour faciliter la mise en œuvre des projets dans le secteur minier et la promotion et la négociation des investissements, l’Etat s’appuiera sur les services techniques du ministère des Mines dont les capacités seront renforcées, de même que sur les structures chargées de la promotion des investissements et du financement des projets.